FAQ

1- Qu’est-ce que la PCR ?

La technique PCR est une technique d’analyse qui consiste à rechercher la présence d’une cible dans l’échantillon ; cette cible peut être un virus, une bactérie, un champignon, une levure, un parasite. Contrairement à la technique ELISA qui recherche la preuve d’une contamination ancienne et qui souffre d’un manque de rapidité (quand l’animal est malade il n’a pas encore d’anticorps), de spécificité (faux positifs) et/ou de sensibilité (faux négatifs), la PCR se pratique au cours de la phase aigüe de la maladie, elle est très spécifique et très sensible; la PCR en temps réel consiste à extraire l’ADN ou l’ARN de l’échantillon (ce dernier est transformé en ADN complémentaire) et à amplifier une ou plusieurs fractions de cet ADN grâce à une enzyme, une polymérase appelée la Taq (pour Thermophilus aquaticus). L’avantage de cette technique est sa rapidité puisque un diagnostic se fait en 3 heures.

2- Pourquoi les prix sont-ils aussi bas ?

Nous pouvons pratiquer des prix bas car nous sommes par ailleurs fabricant de kits de diagnostic. Nous produisons notre propre matière première et nous procédons aux analyses dans notre laboratoire. Nous pouvons ainsi maîtriser la totalité de nos coûts de la réception de votre échantillon à l’envoi de notre résultat.

3- Comment dois-je faire les prélèvements ?

La nature du prélèvement à effectuer est toujours une question d’actualité, et peut être plus en raison de la technique PCR qui est encore trop récente pour que tous les vétérinaires soient bien informés.

En fait la situation est assez simple et peut se décomposer de la manière suivante :

  1. le sang sur EDTA constitue le matériel de choix pour une maladie générale et infection aigüe ou chronique, surtout si on recherche une bactérie ou un virus;
  2. Quantité : avec 1 cc, le laboratoire dispose de 10 fois la quantité nécessaire pour l’analyse, même si la recherche comporte plusieurs cibles ;

précautions : toujours sur anticoagulant et toujours EDTA ; jamais l’héparine ou un sel d’héparine : ce sont des inhibiteurs de la PCR.

Utilisation possible de filtres en microfibres de verre si la prise de sang est impossible ou difficile (chats ou chatons) en prenant la précaution de mettre plusieurs gouttes (5 à 10) de sang sur le support ; pas de coton ou de gaze ou de buvard pour ce type de prélèvement.

  1. les selles : à privilégier pour les parasitismes intestinaux, les maladies virales ou bactériennes à tropisme intestinal.
    Quantité : prélèvement sur un écouvillon qui sert de support (quelques grammes suffisent)
  2. les affections respiratoires : le liquide broncho alvéolaire (LBA) est le prélèvement de choix ; il est souvent contaminé par le passage du cathéter dans les voies aériennes distales mais on sait distinguer cette contamination de surface de la contamination princeps du LBA   Quantité : 1 cc (donc injecter 2 à 5 cc de sérum physiologique en fonction de la taille de l’animal)

Alternative au LBA : l‘écouvillonnage nasal ou oropharyngé, l’aspiration nasopharyngé, la biopsie nasale sont des alternatives possibles.

  1. les infections urinaires : les urines sont un excellent échantillon, dans de nombreux cas de figure, pour les pyélonéphrites mais aussi toutes les infections générales ; penser aux urines (en plus du sang) en cas de leptospirose suspectée.
  2. les affections de la peau : l’échantillon local, en bordure ou périphérie de la lésion, doit être prélevé soit par grattage avec une lame de bistouri, et le contenu dans un tube sec, ou avec un écouvillon ; le poil et en particulier le bulbe pileux constituent un complément utile pour la qualité de l’échantillon ; à prélever en bordure de la plaie.
  3. les biopsies de tissu ou d’organe sont d’excellents échantillons, parfaitement justifées lorsque l’atteinte est localisée.

Conditionnement : Mettre l’échantillon dans un tube sec, le sang dans un tube EDTA, fermer, puis dans un sachet  plastique, et une enveloppe à bulles à l’adresse du laboratoire DiagNucleis 3 route des Pierres Blanches 69290 Grézieu la Varenne ; la conservation à température ambiante est possible sous réserve de faire l’envoi immédiatement après le prélèvement ; sinon garder l’échantillon au frigidère, au froid positif en l’attente de l’envoi.

On retiendra que la quantité de l’échantillon peut être très faible et que le sang sur EDTA  reste le prélèvement de choix.

4- Peut-on envoyer l’échantillon dans une simple lettre ?

Vous pouvez envoyer votre échantillon dans une simple lettre, mais il est important de respecter le règlement en vigueur des « transports d’échantillons » car vous êtes responsable de votre colis et des problèmes qu’il pourrait occasionner en cas d’ouverture ou d’écrasement. Toutes les modalités d’envoi sont disponibles sur cette page.

5- J’ai un bureau de poste à côté de chez moi, puis-je faire déposer les colis par mon client plutôt que de passer par votre transporteur ?

Vous êtes totalement libre de choisir votre moyen de transport : vous pouvez déposer votre colis à la poste, dans un relais, choisir votre transporteur ou nous déposer l’échantillon directement au laboratoire pendant les heures d’ouverture.

Notre entreprise bénéficie néanmoins de conditions tarifaires intéressantes avec Chronopost compte tenu du volume de nos transports, que nous mettons à disposition de nos clients pour faciliter vos démarches . Cette solution vous permet de pré-remplir vos étiquettes d’envoi, et surtout de bénéficier d’un transport sécurisé (Chronopost Médical 13), avec une garantie de réception du colis le lendemain avant 13h. Vous avez également la possibilité de demander un enlèvement à votre lieu de travail (coût supplémentaire de 7 euros).

Toutes ces solutions garantissent votre colis, son arrivée et sa bonne réception pour nous permettre de vous donner un résultat rapide.

Attention: ADNucleis n’est pas responsables des retards et des problèmes de colis.

6- Pourquoi n’y a t’il pas des analyses possibles sur tous les animaux ?

Nous étendons en permanence notre gamme aux autres espèces. Pour éviter un encombrement d’échantillons et de demandes d’analyses, nous préférons proposer ces services de manière progressive. A ce sujet, nous vous invitons à vous inscrire à notre Newsletter dans laquelle nous vous informerons des nouvelles cibles disponibles.

7- Lyme: Quel bilan? Quelles cibles?

La maladie de Lyme, maladie due aux bactéries du genre Borrelia, est transmise lors d’une morsure de tiques. Non soignée, cette infection peut devenir chronique et diffuser de la peau à tout l’organisme. Elle donnera alors des complications graves qui peuvent toucher plusieurs organes (articulations, cerveau, cœur…).

Il est facile de prévenir les complications car la maladie de Lyme se traite si elle est détectée tôt mais le diagnostic n’est pas aisé.

Il n’y a pas de risque de contamination  pour le personnel soignant avec les animaux atteints ; mais toute personne peut être contaminée par une tique le plus souvent au cours d’une promenade dans des zones enherbées et les symptômes couramment observés sont une grande fatigue générale, des céphalées inhabituelles, accompagnées par des douleurs articulaires ; la morsure de la tique provoque une petite inflammation locale ;  on ne peut pas parler d’une symptomatologie spécifique à la maladie de Lyme.

Pour la demande d’analyse :

Le genre Borrelia comprend plusieurs espèces,  et toutes ne sont pas pathogènes pour l’homme ;

parmi les espèces pathogènes pour l’homme, seules 6 provoquent la maladie de Lyme:

* B. burgdorferi s.s. (sensu stricto);

* B. afzelii,

* B. garinii,

* B. bissettii,

* B. spielmanii,

* B. kurtenbachii

Elles font partie d’un groupe d’espèces plus large communément appelé  Borrelia burgdorferi sensu lato (s.l.).

Prélèvement : sang sur EDTA , tique

Conservation du prélèvement :  à température ambiante

 

8- LOD: Limit of detection

La LOD est une référence qui permet de donner une échelle de sensibilité de notre kit PCR.

Chaque kit/cible à sa LOD.

Cette LOD donne un taux de concentration (nombre de copies/puits PCR) et une quantification (nombre de copies/ml).

Notre LOD est une LOD 100%, c’est à dire que nous détectons la cible dans 100% des cas lorsqu’elle est à cette concentration.

Par exemple, une LOD à 1345 copies/ml permet de détecter la cible si le nombre de copies de l’amplicon de l’ADN/ARN de la cible est égal ou supérieur à 1345 copies/ml. Dans ce cas, la détection de la cible est dite POSITIVE et sa quantification est possible.

Une détection inférieure à la limite ne signifie pas que la cible n’est pas présente. Dans ce cas, plusieurs possibilités sont offertes:

  • Le nombre de copies est en dessous de la limite et la cible n’est pas détectée: le résultat sera NEGATIF
  • Le nombre de copies est en dessous de la limite mais la cible est détectée quand même (c’est possible): le résultat sera en LIMITE DE DETECTION, sans quantification (impossible de déterminer le nombre de copies)
  • Le nombre de copies est en dessous de la limite mais la cible est détectée quand même (c’est possible): le résultat sera en LIMITE DE DETECTION, avec quantification (la quantification nous est possible mais nous ne pouvons garantir l’exactitude de cette quantification, par conséquent, nous ne la donnons pas).

Pour la LOD LYME, cliquez ici